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Syndicat CFTC Funéraire

Pompes funèbres, thanatopraxie - marbrerie funéraire

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Il y a près d'un an, BI&T décrivait un dialogue social à l'agonie dans les pompes funèbres (25000 salariés). Les négociations salariales et frais de santé étaient en particulier sur le point d'assener le coup de grâce à la branche. Pourtant, après un an de discussions plutôt hésitantes, ces deux dossiers pourraient peut-être lui éviter d'être fusionnée à une autre. 

 

Un partenariat social en contreplaqué

Le partenariat social du funéraire a ceci de particulier que, depuis plusieurs années, les organisations syndicales qui réalisent le plus de voix aux élections professionnelles : la CFDT (31,5 %) et la CGT (23 %) ne participent que de manière irrégulière aux travaux de la branche. Force Ouvrière (15,5 %) et la CFTC (14 %) tentent de porter le dialogue social à bout de bras mais elles ne rassemblent pas 30 % des voix à elles deux, ce qui ne leur permet pas de signer des accords engageant l'ensemble de la branche. Du côté patronal, la FFPF a souvent des difficultés à unifier en interne ses positions : un monde sépare les 2700 TPE familiales de la branche et OGF, qui compte 5000 salariés et réalise près du cinquième du CA du secteur, soit 500 millions d'euros. 

Cette structure paritaire singulière permet en grande partie de comprendre pourquoi le dialogue social était moribond à la fin 2014. Un accord en matière de revalorisation des minima salariaux avait bien été trouvé entre la FFPF, FO et la CFTC, mais il ne pouvait pas être étendu. "Dans les faits, il a quand même été suivi par pas mal d'entreprises", tempère-t-on du côté de FO, qui regrette pourtant l'absence de signature de la CFDT ou de la CGT. "Ils ont peut-être estimé que la revalorisation obtenue était trop faible. On avait limité nos exigences salariales parce qu'on voulait obtenir un accord en matière de complémentaire santé. Pour beaucoup de salariés, une bonne mutuelle vaut mieux que 10 euros de plus à la fin du mois", explique notre interlocuteur. 

Oui, mais voilà : la chambre patronale a pris pour prétexte le peu d'enthousiasme paritaire de certains syndicats dans le domaine des salaires, afin de reculer de plusieurs pas au sujet des frais de santé. Pourquoi négocier un accord qui risquait fort de ne s'appliquer que difficilement ? Le représentant Force Ouvrière estime que cette solution permettait aussi à la FFPF de tenir une position acceptable aux yeux des TPE du secteur : "Les patrons de petites pompes funèbres, où tout se fait en famille, ne voyaient pas du tout d'un bon oeil l'intervention de la branche dans leurs affaires." Incapable d'aboutir à un quelconque accord, le paritarisme du funéraire n'allait sans doute pas tarder à attirer l'attention d'une DGT en recherche de branches mortes à fusionner... 

La santé au service des pompes funèbres

Au printemps 2015, les représentants de FO et de la CFTC n'ont pas ménagé leurs efforts pour ramener les employeurs à la table des négociations, afin d'obtenir ainsi un accord complémentaire santé. "Ca a été laborieux" confirme FO, qui poursuit : "Il fallait trouver une solution qui convienne aux TPE de la branche. Ca n'était pas évident mais à force de persévérance, ça a fini par fonctionner !" Après plusieurs mois de discussions, un régime de branche devrait en effet voir le jour : "L'accord est sous presse, il sera finalisé d'ici trois ou quatre jours. Il propose des garanties au-dessus du panier ANI, puisqu'on est à 38 euros de cotisation, répartis à égalité entre employeurs et salariés". Ce régime frais de santé ne sera pas assorti d'une recommandation. 

Cette négociation réussie va-t-elle enfin contribuer à débloquer les choses dans la branche ? Le responsable de Force Ouvrière veut en tout cas y croire. Il espère que les prochaines négociations salariales vont lui donner raison. "On ne souhaite pas non plus des augmentations faramineuses mais on mise sur quelque chose autour de 1,5 %. Avec 2,3 milliards de CA pour 25000 salariés, on peut se le permettre" précise-t-il. Pour les ouvriers et employés de la branche, qui représentent plus de 60 % des personnels et dont les salaires mensuels évoluent autour de 1600 euros, un tel signal serait fort. Du point de vue de la branche, un second succès d'affilée permettrait au partenariat social de se remettre tout à fait en selle et, peut-être, de sortir du champ de vision de la DGT. 

Par la suite, dans le cas où les relations sociales se seraient réellement améliorées, les partenaires sociaux devront s'attaquer au toilettage de la convention collective. "Elle n'est plus du tout adaptée à la situation actuelle" déplore notre interlocuteur. "On y parle encore du service militaire !" En effet, un rafraîchissement s'avère nécessaire... Plus fondamentalement, les classifications vont devoir être retravaillées : "Par exemple, alors que la loi prévoit une période d'essai de deux mois pour les ouvriers, nous en sommes encore à trois mois. Or, en l'occurrence, depuis 2008, c'est la CCN qui s'applique ! Les salariés sont donc pénalisés par ce qui devrait théoriquement leur apporter des droits supplémentaires !" dénonce le représentant FO. 

Longtemps branche morte, les pompes funèbres s'animent décidément.

 

Source : https://www.tripalio.fr-Mickaël CICCOTELLI

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Mardi 12 Novembre 2019

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